Aperçus pratiques
Un aperçu passionnant des résultats des essais menés par les postes de terrain lors des Journées de l'agriculture biologique 2026
Fertilité des sols
Seuls des sols fertiles garantissent des rendements élevés et stables et résistent aux influences extérieures. Toutes les mesures prises sur les sols agricoles doivent avant tout viser à favoriser et à préserver la fertilité des sols. Le potentiel de fertilité d’un sol dépend largement de la roche mère, de l’emplacement et de son âge. Les exploitants peuvent influencer positivement ou négativement la fertilité effective par une utilisation et une gestion adaptée, car celles-ci agissent sur les propriétés physiques, chimiques et biologiques du sol, telles que la masse biologique et la composition du biote du sol. Une vie du sol saine est essentielle pour une bonne disponibilité des nutriments. D'une part, les organismes du sol décomposent la matière végétale morte et libèrent ainsi des nutriments qui redeviennent disponibles pour les plantes. D'autre part, ils synthétisent à partir des différents composants des nouvelles molécules (substances humiques) qui, par exemple, sont associées à des particules d'argile par les vers de terre et contribuent à la fertilité à long terme du sol. C'est ainsi que se forme, par exemple, la structure granuleuse souhaitée, qui stabilise le sol, le protège de l'érosion et du lessivage des nutriments et favorise la formation d'humus. Ce faisant, les organismes du sol interviennent également physiquement dans le sol. Grâce à leurs galeries, les vers de terre construisent non seulement un système d’aération et de drainage complexe et efficace, mais ils remuent également complètement les 10 premiers centimètres de la terre arable en l’espace de 10 ans. Lors du travail du sol, il est utile de tenir compte des processus biologiques existants et d’intervenir dans le sol en préservant les organismes utiles. Toute intervention dans le sol implique toujours une atteinte à l’habitat des organismes du sol. Il est possible de rendre cet habitat plus agréable grâce à des mesures ciblées, telles qu’un travail du sol adapté ou réduit. L’intensité, le moment et la profondeur de travail jouent ici un rôle décisif. Ainsi, les organismes du sol apprécient un équilibre entre l'air et l'eau, sur lequel la teneur en humus a une influence positive, et privilégient une couche arable recouverte en permanence de végétation. À l'inverse, les couches arables nues, qui peuvent se réchauffer fortement au soleil, affaiblissent les organismes du sol et freinent considérablement l'activité biologique.
Franziska Leonhardt, Beratung Pflanzenbau Arenenberg
Pommes de terre
Les pommes de terre constituent une culture de grande importance et à haut rendement dans l'agriculture biologique, qui impose des exigences élevées en matière de techniques culturales et de protection des végétaux. Le stand présente 11 variétés différentes destinées à divers usages. Un autre sujet discuté est le doryphore, un insecte ravageur, pour lequel un appareil de collecte est présenté. La préparation des plants constitue un défi technique. Dans un contexte de hausse des coûts de main-d’œuvre et des plants, différents procédés et erreurs, tels que la prégermination, la destruction des germes ou la découpe des tubercules, sont comparés entre eux. Les pommes de terre ayant un système racinaire petit et fragile, elles sont particulièrement sensibles à la fertilité du sol et aux dommages structurels. Des conseils pour y remédier sont prodigués par des praticiens expérimentés.
Tobias Gelencsér, FiBL
Daniel Hangartner, Rathgeb
Georg Feichtinger, Rathgeb
Hans-Jakob Schärer, FiBL
Culture en bandes - sorghum
La culture en bandes vise à rendre les systèmes de culture plus résilients face au changement climatique et plus favorables à la biodiversité. Les champs sont divisés en bandes d'une largeur x fois supérieure à la largeur de travail existante, et la rotation des cultures s'effectue sur l'ensemble de ces bandes. La barrière physique formée par l'alternance des cultures protège contre l'érosion et ralentit la propagation des maladies fongiques. Les bandes offrent en outre de nouveaux habitats aux insectes et aux oiseaux. En Suisse, le sorgho est une culture de niche, mais il présente un grand potentiel pour des systèmes de culture résilients au changement climatique et pour la production d’aliments alternatifs. Le projet RiSorgo étudie les performances agronomiques de variétés européennes de sorgho à grains disponibles dans le commerce dans les conditions suisses, ainsi que leur aptitude à la fabrication de pâtes alimentaires.
Maike Krauss, FiBL
Dimitri Charrière, Agroscope
Pâturage des terres arables et clôtures virtuelles
Le pâturage des terres arables par les animaux constitue une méthode efficace pour tirer parti des cultures intermédiaires ou des sous-semis. Les vaches contribuent non seulement à la valorisation de la biomasse en broutant les plantes, mais elles enfoncent également celles-ci dans le sol et favorisent ainsi son ameublissement – sans aucune consommation de diesel. Elles contribuent ainsi à la formation d’humus dans les champs grâce au « pâturage mobile ». En même temps, elles attirent les oiseaux et les insectes, contribuant ainsi à la biodiversité fonctionnelle de l’exploitation. Cependant, les efforts nécessaires pour clôturer les parcelles sont considérables. C’est pourquoi on travaille actuellement sur ce qu’on appelle des clôtures virtuelles. Les clôtures virtuelles sont courantes à l’étranger, mais actuellement interdites en Suisse. Il s’agit d’un système technique permettant de réduire la charge de travail liée à la pose de clôtures et d’optimiser l’utilisation des surfaces. Pour cela, les animaux de pâturage sont habitués à un signal sonore d’avertissement qui retentit lorsqu’ils s’approchent de la limite virtuelle.
Manuel Schneider, Agroscope
Simon Koster, Arenenberg
Betteraves sucrières
La betterave sucrière est certes une culture difficile à mettre en œuvre en agriculture biologique, mais si les conditions adéquates sont réunies, sa culture en vaut vraiment la peine. La reine des cultures arables est parfaitement adaptée aux conditions climatiques de la région de culture suisse. Grâce à ses longues racines pivotantes, elle est capable d’absorber les nutriments et l’eau des couches profondes du sol. Cela fait de la betterave sucrière une culture économe en ressources. Le plus grand défi de la culture biologique de la betterave sucrière réside dans la lutte contre les mauvaises herbes pendant le stade de croissance précoce. Comme son nom l'indique, la betterave sucrière est cultivée pour la production de sucre. La transformation des betteraves a lieu à la sucrerie de Frauenfeld. En 2025, plus de 22 000 tonnes de betteraves sucrières biologiques ont été transformées sur plus de 400 hectares.
Matthias Lüscher, Schweizerische Fachstelle für Zuckerrübenanbau
Marcel Bucher, Schweizer Zucker AG
Maïs
Le poste maïs comprend deux essais : 1.Démonstration d'une culture associée de maïs et de haricots à rames 2.Moduler le microbiome du sol de manière ciblée grâce à des apports organiques L'objectif du deuxième essai n'est pas ici d'apporter des engrais NPK, mais d'établir un microbiome diversifié et adapté au site, qui servira de base à la vitalité et au rendement.
Ruedi Vögele, Sativa
Ansgar Vortmann, Verein lebendiger Boden-See
Katharina Serafimova, Verein lebendiger Boden-See
Soja
Le soja est une culture très appréciée dans la rotation biologique, car il fixe l'azote atmosphérique et ne nécessite donc pas d'engrais azotés. Grâce à la sélection de variétés adaptées, à des pratiques culturales bien établies et à une pression quasi inexistante des ravageurs et des maladies, la culture du soja en Suisse fonctionne de manière fiable dans les zones favorables. Le principal défi réside dans la lutte contre les mauvaises herbes pendant le développement précoce ainsi que contre les mauvaises herbes tardives. Le soja biologique est une source importante de protéines pour les produits fourragers suisses de haute qualité et est également utilisé pour la fabrication du tofu. En 2025, environ 1 600 tonnes de soja alimentaire ont été récoltées en Suisse sur 640 hectares, ainsi qu’environ 2 400 tonnes de soja fourrager sur 960 hectares.
Johannes Röllin, Strickhof
Stephanie Biderbost, FiBL
Christoph Barendregt, DSP Leguminosen
Station ornithologique suisse
En 2021/22, des mesures de valorisation écologique de grande envergure ont été mises en œuvre sur la ferme de Nadine et Urban Dörig, dans le domaine de St. Katharinental, en collaboration avec l’Office de l’aménagement du territoire du canton de Thurgovie et la Station ornithologique suisse. Afin de favoriser la biodiversité et la fonctionnalité globale des surfaces exploitées, près de 9 ha de jachères fleuries et de lisières ont été aménagés sur les terres arables, ainsi qu’une centaine de micro-structures. La part des surfaces de promotion de la biodiversité (SPB) sur la surface exploitée s’élève à 18 %, dont 10 % ont été aménagés sur les terres arables. La part des SFB sur les terres arables est donc nettement supérieure à la moyenne nationale, qui n’atteint qu’à peine 2 %. Depuis lors, l’évolution des mesures et leur rôle pour la biodiversité font l’objet d’un suivi scientifique par la Station ornithologique. En 2025, pour la cinquième année consécutive, des relevés ont été effectués selon une méthodologie standardisée pour recenser les oiseaux nicheurs, les papillons diurnes et les sauterelles dans la région de St. Katharinental et sur la surface de référence près de Schlatt.
Stefan Werner, Simon Hohl und Therese Plüss
Schweizerische Vogelwarte
Gestion de l'eau
Le centre de formation et de conseil Arenenberg et la Haute école spécialisée de Suisse orientale (OST, Institut de conception, de développement et de construction de produits) présentent le projet «Gestion intégrée de l’eau en Thurgovie». La question centrale est de savoir comment garantir la disponibilité de l’eau et utiliser efficacement les eaux de pluie et d’irrigation. L’équipe du projet présente des approches concrètes pour les exploitations: des capteurs mesurent l’humidité du sol en temps réel, des pluviomètres enregistrent les précipitations et les données météorologiques. Grâce au réseau d’irrigation d’AgriAqua AG, ces informations peuvent être regroupées et directement utilisées pour la gestion de l’irrigation. En complément, des mesures visant à une utilisation efficace de l’eau sont présentées, telles que la formation d’humus, le travail réduit du sol, les cultures intercalaires, l’enherbement dans les culturessur buttes, l’irrigation efficace ainsi que la collecte et la rétention des eaux de pluie.
Björn Berchtenbreiter, Arenenberg
Philipp Zürcher, Arenenbert
Reto Weber, OST
Légumineuses à grains
En Suisse, on cultive une grande variété de légumineuses à grains ou de légumineuses à cosse à des fins fourragères, mais aussi, de plus en plus, pour l’alimentation humaine. Depuis des années, divers acteurs s’efforcent de renforcer la culture de variétés traditionnelles et nouvelles ainsi que les chaînes de valeur correspondantes. Au poste consacré aux légumineuses à grains, vous découvrirez les variétés et les techniques de culture de diverses espèces. Des experts du FiBL, de Getreidezüchtung Peter Kunz (GZPK), d’Agroscope et du service de conseil en agriculture biologique de Saint-Gall exposeront des affiches contenant des informations passionnantes sur la culture et se tiendront à votre disposition sur le terrain pour échanger sur le sujet.
Matthias Klaiss, FiBL
Marina Wendling, FiBL Lausanne
Adrian Schilliger, GZPK
Benjamin Reichlin, FiBL Lausanne
Jürg Hiltbrunner, Agroscope
Philippa von Nathusius, Agroscope
Susanne Vogelsang, Agroscope
Christine Arncken, FiBL
Seraina Vonzun, FiBL
Katrin Carell, FiBL
Biodiversité
La biodiversité commence sous nos pieds. Environ 10 tonnes d’organismes du sol par hectare rendent chaque jour des services irremplaçables pour la fertilité du sol, la santé des plantes et la stabilité des rendements. La plupart de ces processus restent invisibles – par exemple lorsque les vers de terre, par leur travail de décomposition, réduisent les stades hivernaux des champignons pathogènes. Même si de nombreux processus au sein de l’écosystème complexe qu’est le sol restent inexplorés, une chose est claire: les systèmes de production résilients ont besoin d’une activité biologique et d’une diversité élevées dans le sol. Sur notre stand, nous vous montrons quelles mesures vous pouvez prendre pour améliorer les conditions de vie des organismes du sol et favoriser la biodiversité directement sur la surface de production. La part d’environ 15% de la SAU consacrée aux surfaces vertes montre que la biodiversité en surface joue également un rôle important dans les systèmes de production d’Urban Dörig. Sur les terres arables, des combinaisons de lisières et de jachères florales, des haies basses, des micro-structures et des tournières végétalisées de manière diversifiée (sans subventions) sont aménagées à intervalles réguliers. Ce sont des éléments de promotion indispensables qui contribuent de manière décisive à la stabilité des cultures et à la préservation de la biodiversité. Pour une lutte naturelle efficace contre les ravageurs, il est essentiel de disposer d’une combinaison de sources de nourriture supplémentaires (p. ex. bandes pour insectes utiles, jachères, prairies extensives) ainsi que de possibilités de refuge et d’hivernage (p. ex. haies, jachères, bandes d’herbes anciennes). Tant les mesures hors cultures (off-crop, p. ex. BFF des champs) que les mesures en culture telles que les sous-semis, les cultures mixtes, la culture en bandes, etc. (in-crop) apportent une contribution importante à la promotion de la biodiversité fonctionnelle – même si celle-ci passe souvent inaperçue et est difficile à mesurer !
Therese Rutz, FiBL
Véronique Chevillat, FiBL
Cornelia Kupferschmid, FiBL
Oléagineux
Le colza, le tournesol et le lin apportent de la diversité dans la rotation des cultures, tant pour le sol que pour l’environnement. En tant que cultures à feuilles, ils aèrent la rotation et contribuent de manière importante à la santé des cultures. Le colza est très exigeant: il a besoin de beaucoup de nutriments et d’un suivi intensif. C’est pourquoi il convient particulièrement bien aux exploitations disposant d’un bon apport en nutriments et clairement axées sur les grandes cultures. L’essai présente une variété hybride et une variété de population. Il compare le semis large et le semis monograine, chacun avec un sous-semis. Le tournesol est plus robuste en culture. Grâce à ses racines profondes, il nécessite moins d’engrais et supporte bien la sécheresse estivale. Il se prête bien au sarclage et est donc particulièrement adapté à l’agriculture biologique. Deux variétés différentes sont présentées, toutes deux avec un semis sous-semis. Le lin est une culture de niche peu exigeante en nutriments. Il existe en variété d'hiver et d'été. Le lin est particulièrement adapté aux sites peu envahis par les mauvaises herbes. L'essai présente le lin d'été.
Mathias Christen, FiBL
Wiebke Reymann, FiBL
David Metzger, FiBL
Céréales
Les céréales bio suisses sont très demandées et sont cultivées en grande partie pour l’alimentation humaine. Cela vaut particulièrement pour le blé panifiable. L’épeautre et le seigle conviennent aux sites et aux systèmes de production plus extensifs, où les nutriments disponibles sont limités. L’avoine alimentaire est cultivée pour la production de flocons et de boissons à l’avoine et connaît actuellement une demande croissante sur le marché. Le changement climatique entraîne une augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes. Pour faire face à ces défis supplémentaires, il faut des variétés tolérantes au stress et à rendement stable. Les mélanges de variétés peuvent également constituer une partie de la solution: outre une meilleure résistance aux maladies, on espère obtenir une tolérance accrue au stress lié aux conditions météorologiques. Les variétés robustes préviennent notamment les infestations par les champignons du genre Fusarium et l'ergot de seigle, et peuvent réduire la contamination de la récolte par les mycotoxines.
Katrin Carrel, FiBL
Michael Locher, GZPK
Christoph Barendregt, DSP
Silvan Strebel, Agroscope
Hansueli Brassel, Biofarm
Christian Etter, fenaco
Eric Droz, Biomühle Lehmann
Cultures fourragères
Les mélanges trèfle-graminées jouent un rôle important dans la rotation des cultures, non seulement comme base fourragère pour les ruminants, mais aussi en raison de leurs effets sur les cultures précédentes. Ceux-ci comprennent l'amélioration de la structure du sol, l'augmentation de la teneur en humus, la suppression des mauvaises herbes et – ce qui est déterminant pour les exploitations biologiques – la fixation de l'azote atmosphérique. Par rapport à l'agriculture conventionnelle, les mélanges trèfle-graminées en agriculture biologique doivent se contenter d'un faible apport en engrais tout en fournissant des peuplements végétaux à haut rendement avec les proportions souhaitées de graminées et de trèfle. Les mélanges présentés illustrent l'éventail des différentes stratégies de culture fourragère en exploitation biologique.
Bettina Tonn, FiBL
Daniel Suter, Agroscope
Nathaniel Schmid, FiBL
Nutriments du blé
Une gestion optimale des nutriments garantit le rendement et la qualité du blé et évite les excédents. Elle est également importante pour la préservation à long terme de la fertilité des sols. Différentes variantes de fertilisation avec des engrais de ferme, des engrais recyclés et des engrais organiques du commerce sont présentées dans des bandes. La fertilisation habituelle de l’exploitation d’Urban Dörig consiste en une fertilisation de fond avec du compost en automne/hiver et un apport de Brinogia (eau de cuisson de pommes de terre et digestat liquide) au printemps. Nous discuterons de la composition en nutriments et des coûts des différentes variantes, ainsi que de leur influence sur la fertilité du sol. Du soufre a également été épandu sur deux bandes et nous présenterons les résultats d’essais réalisés en 2024 et 2025 avec une fertilisation au soufre sur le blé. De plus, les résultats d’essais en plein champ sur la fertilisation du blé réalisés en 2024 et 2025 en Suisse romande seront présentés et discutés.
Aline Dallo, FiBL
Else Bünemann-König, FiBL
Tim Schmid, FiBL
Wiebke Reymann, FiBL
Sous-semis
Les sous-semis constituent un élément essentiel d’une agriculture résiliente au changement climatique. Les événements météorologiques extrêmes, les pics de travail en été et la pression croissante des mauvaises herbes représentent des défis majeurs. Les sous-semis peuvent apporter une contribution importante en protégeant le sol tout au long de l’année, en favorisant l’activité biologique et en supprimant les mauvaises herbes. Différents mélanges sont présentés: des mélanges de sous-semis à croissance basse ainsi que des mélanges de trèfle et de graminées pouvant être utilisés pour la production fourragère. Les différences de comportement de croissance et de compétitivité sont directement visibles sur le poste. Les dates de semis constituent un élément central. Les semis d'automne s'établissent tôt et assurent une couverture stable du sol pendant l'hiver. Les semis de printemps offrent plus de flexibilité, mais sont plus sensibles aux conditions météorologiques et à la pression concurrentielle. Sur le poste, les effets des deux stratégies peuvent être facilement comparés.
Daniel Böhler, FiBL
Jeremias Niggli, FiBL